Quelques défis de sécurité qui seront à l’ordre du jour en 2018

Tout au long de l’année, Commissionnaires du Québec a, au moyen de son infolettre, fait le point sur divers enjeux de sécurité qui s’avéreront, sans aucun doute, encore d’actualité en 2018. Des enjeux parfois complexes et multiformes qui interpellent les gouvernements et les professionnels de la sécurité.

La sécurité des grands événements

Avec les actions terroristes qui se sont multipliées à travers le monde en 2017, les grands rendez-vous réunissant des foules ou des personnalités de tout sortes feront certainement de plus en plus l’objet de mesures de sécurité renforcées, ce qui ne manquera pas de faire régulièrement la manchette en 2018. Au Canada, on évoque déjà les inquiétudes suscitées par la tenue du Sommet du G7 qui se tiendra au Manoir Richelieu à La Malbaie en juin.

La tenue d’un tel événement à caractère diplomatique comporte en effet, une dimension de sécurité exceptionnelle. On est dans la cour des grands de ce monde, nécessairement entourée d’organisations de sécurité bien huilées dont l’objectif prioritaire est d’abord la protection des invités de marque et ensuite le contrôle d’éventuelles manifestations qui pourraient dégénérer.

Dans un contexte où les attentats terroristes imprévisibles se multiplient un peu partout sur la planète, il est clair que l’évaluation des enjeux de sécurité lors d’événements majeurs, qu’ils soient sportifs, culturels ou autres, s’est grandement complexifiée. Comme nous en faisions état dans notre infolettre du mois de juin 2017, dès que des milliers de personnes se rassemblent dans un même lieu, il est devenu important de parer à toute éventualité, quitte à rendre l’expérience événementielle plus délicate pour un public qui n’y est pas habitué.

Augmentation des actes de terrorisme domestique

L’augmentation de la vigilance mondiale face à la menace terroriste a aussi ses effets pervers car elle complexifie l’organisation de mesures de sécurité et génère des tensions au sein même de nos sociétés. Des tensions qui favorisent le terrorisme domestique et les actes violents isolés perpétrés par des « loups solitaires » ou des individus instables, comme ce fut le cas le 29 janvier 2017, quand un jeune homme attiré par l’idéologie de groupes ultranationaliste de la région de Québec, a ouvert le feu à la kalachnikov dans le Centre culturel islamique du Québec faisant 6 morts et 8 blessés.

Aux États-Unis, on remarque une exacerbation des tensions internes attisées notamment par des idéologies ultranationalistes et xénophobes depuis l’élection de Donald Trump à la présidence. Un bon exemple est la manifestation organisée le 12 août 2017 par le Klu Klux Klan (KKK) et divers groupes de mouvance d’extrême droite contre le retrait d’une statue représentant un défenseur de l’esclavagisme. Un militant d’extrême droite a foncé avec sa voiture dans une foule de contre-manifestants, faisant un mort et une vingtaine de blessés.

Il faut absolument souligner également le nombre de plus en plus élevé d’attentats visant spécifiquement les représentants des forces de l’ordre, que ce soit des policiers, des militaires ou des membres d’agences de sécurité privée, comme ce fut plusieurs fois le cas un peu partout dans le monde en 2017. Représenter la loi et l’ordre a toujours comporté son lot de risques, mais dans un contexte où la violence est utilisée comme moyen de déstabilisation de nos sociétés, l’augmentation des menaces potentielles doit être prise très au sérieux.

Pour les entreprises privées de sécurité comme Commissionnaires du Québec, ces enjeux de sécurité sont prioritaires dans le corpus de formation des agents de sécurité. Comme le rappelait l’organisation dans son infolettre de novembre, les agents de sécurité sont bien plus que de simples vigiles, car ils doivent, entre autres, être en mesure de bien évaluer et désamorcer les menaces, notamment dans les foules, avant qu’elles fassent des victimes.

Des citoyens de plus en plus armés

Le terrorisme domestique et les violences de masse se multiplient, notamment aux États-Unis. Les tueries qui s’accroissent sur le territoire américain ont mis en lumière le manque de suivi des personnes à risque qui ne devraient pas avoir droit de posséder des armes. C’est justement pour protester contre un certain laxisme à ce niveau que trois grandes villes américaines, New York, San Francisco et Philadelphie, ont décidé de poursuivre le gouvernement américain.

Les administrations de ces villes reprochent au Pentagone d’avoir négligé de signaler au FBI l’identité de militaires condamnés pour crimes au sein de l’armée. L’absence de signalement a ensuite permis à certains de ces individus de se procurer des armes à feu, avec lesquelles ils ont perpétré des tueries de masse, notamment en novembre dernier dans une église baptiste de Sutherland Springs au Texas.

Mais comment empêcher une certaine paranoïa qui pousse de plus en plus dAméricains (et de Canadiens) à sarmer de façon excessive et comment prévenir des événements violents comme la tuerie perpétrée par une seule personne à Las Vegas en septembre 2017 se multiplie ?

Voici une question à laquelle tous les professionnels et experts de la sécurité devront trouver des pistes de réponses et des solutions en 2018 pour empêcher que la surenchère des moyens de sécurité n’entrave pour de bon la libre circulation des personnes et des biens.

Lutter à armes égales avec les cyberterroristes

Dans notre dossier sur la cybersécurité du mois de septembre, Commissionnaires du Québec s’est penché sur le cyberterrorisme qui constitue un enjeu de sécurité majeur quand on constate les retombées potentiellement dévastatrices du vol de millions de données stratégiques de la firme Equifax.

La revue numérique de l’actualité digitale, IT Social, a identifié huit tendances à surveiller en 2018 en matière de cybersécurité. L’auteur de cet article souligne comment les cybercriminels tirent parti des vulnérabilités les plus courantes des systèmes informatiques et bases de données et utilisent des méthodes d’attaque automatisée et ce, avec des niveaux de rapidité et d’évolutivité sans précédent.

En outre, les innovations technologiques se multiplient pour assurer de meilleurs contrôles de sécurité à tous les niveaux, que ce soit l’utilisation des drones, de l’intelligence artificielle ou de la reconnaissance faciale comme il était relaté dans notre infolettre de septembre.

L’enjeu de la cybercriminalité est un sujet sur lequel Commissionnaires du Québec et ses experts dans le domaine se pencheront beaucoup en 2018. Surveillez les prochaines éditions de notre infolettre pour en apprendre plus.

Sur ce, nous vous invitons à vous abonner à l’infolettre de Commissionnaires du Québec si ce n’est pas déjà fait et suivre tous les mois les dossiers informatifs que nous vous vous proposerons tous au long de l’année sur différents sujets qui touchent le monde de la sécurité.

Bonne et heureuse nouvelle année de la part de Commissionnaires du Québec.