Les impacts économiques d’une sécurité renforcée à la frontière canado-américaine

 

Le Canada est le principal partenaire commercial des États-Unis, avec lequel il partage une frontière de 8 895 kilomètres qui compte 133 postes frontaliers et où transitent annuellement 200 millions de personnes et 2 milliards de dollars de biens et services chaque jour. Il n’est donc pas surprenant de constater que chaque mesure de sécurité supplémentaire mise en place de chaque côté de la frontière pour prévenir le terrorisme, l’immigration illégale, la contrebande et autre activité criminelle, a un impact, du moins temporaire, sur la fluidité des échanges économiques.

Le 19 mai dernier (2017), des organisations représentants différents acteurs économiques ont signé une lettre conjointe faisant état de leurs inquiétudes concernant les impacts économiques des mesures de sécurité à la frontière. Dans cette missive intitulée Investissements dans nos frontières, les signataires demandent au Conseil du Trésor du Canada « d’augmenter le budget de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) le plus tôt possible afin de mettre à niveau les systèmes informatiques et embaucher le personnel requis pour aider à faciliter le commerce transfrontalier ».

Mais de quoi s’inquiète-t-on au juste ?

Depuis le 11 septembre 2001, aucune étude n’a encore démontré hors de tout doute que le renforcement des mesures sécuritaires à la frontière a un impact négatif permanent sur les exportations canadiennes aux États-Unis. Ce qui été par contre démontré, ce sont les effets sur le temps d’attente aux frontières qui, pour l’industrie du camionnage notamment, a pour résultats de hausser les coûts de production (essence, salaire, etc.) et de réduire la disponibilité de certains services (dédouanage rapide, etc.).

Sauf que dans un contexte de lutte au terrorisme international, le Canada se trouve toujours en porte-à-faux entre le désir de rassurer son imposant voisin, tout en veillant à ce que les impératifs sécuritaires américains ne mettent pas à mal le commerce bilatéral. Des initiatives communes ont tout de même été instaurées au cours des dernières années :

  • La Stratégie intégrée de sécurité du fret, qui vise à repousser la frontière en éliminant les risques le plus tôt possible;
  • L’établissement d’une méthode commune de contrôle des voyageurs, qui permet au Service des douanes américain et à l’ASFC d’échanger chaque jour des données d’entrée des voyageurs;
  • L’Accord de prédédouanement, signé en mars 2015, qui permet de faciliter la circulation des marchandises et du public voyageur.

Quelle contribution pour l’industrie de la sécurité privée?

Alors qu’un projet pilote de l’ASFC teste la vérification des voyageurs à distance (Agence QMI – janvier 2017), l’industrie de la sécurité dont Commissionnaires – division du Québec fait partie, se demande comment les entreprises privées de sécurité pourraient aider l’ASFC à simplifier les processus à la frontière tout en contribuant à la prévention des menaces contre la sécurité du territoire ?

Commissionnaires – division du Québec offre déjà un soutien logistique de pointe à différents corps de police et municipalités. L’expertise des employés de Commissionnaires majoritairement des professionnels issus des Forces armées canadiennes et de différents corps de police, pourrait être considéré comme une alternative aux pénuries récurrentes de personnel aux frontières. L’offre de Commissionnaires en services mobiles d’empreintes digitales, de vérification des antécédents, de cybersurveillance et de contrôle des drogues notamment, pourrait être facilement mise à contribution.

Si vous avez un avis sur la question, faite-nous part de votre opinion via la page Facebook de Commissionnaire – division du Québec.