Profession Agent de sécurité

Une profession qui mène loin à condition d’en maîtriser la base

On les voit partout, ces femmes et ces hommes qui sont en poste chaque jour, dans toutes sortes de lieux publics ou privés et qui ont comme responsabilité de protéger des personnes, des biens, des lieux et des institutions. Aujourd’hui la profession d’agent de sécurité couvre un large éventail de secteur et ne se limite pas, comme le laisse encore penser un vieux cliché, à la fonction de gardien de nuit ou de vigile à l’entrée d’un immeuble qui fait quelques patrouilles à l’occasion dans les couloirs de la bâtisse avec sa lampe de poche.

Au contraire, un agent de sécurité peut être appelé à travailler dans toutes sortes de contextes : immeubles privés ou publics, installations sportives ou culturelles, événements de foules, milieu hospitalier, installations industrielles, aéroportuaires ou frontalières. Les perspectives d’emploi dans le secteur sont très bonnes et les agences de sécurité sont constamment en mode recrutement.

« Un agent de sécurité se doit de rassurer le public en plus de maintenir l’ordre et pour réussir dans la profession, on doit nécessairement avoir un excellent service à la clientèle, un sens aigu de l’observation, un bon esprit d’analyse et de jugement, être proactif et bon communicateur et surtout calme et en contrôle se soi-même. La profession est accessible pour à peu près tout le monde, mais il est important de comprendre qu’on ne s’improvise pas agent de sécurité », souligne Marc Demers, directeur de la formation chez Commissionnaires du Québec.

Permis obligatoire

En vertu de la Loi québécoise sur la sécurité privée adoptée en 2010, il est obligatoire de posséder un permis délivré par le Bureau de la sécurité privée (BSP) et avoir suivi la formation de base. Des commissions scolaires ou organisations accréditées par le BSP, comme Commissionnaires du Québec, peuvent donner la formation de 70 heures qui mène à l’obtention du permis.

Reconnu pour l’excellence de ses services de formation, Commissionnaires du Québec est l’une des seules organisations qui forment aussi ses agents de sécurité conformément aux normes fédérales prescrites par l’Office des normes générales du Canada. Les formations qui combinent théorie et ateliers pratiques, sont dispensées par des experts chevronnés et possédant une expérience acquise au sein des Forces armées canadiennes et différents corps de police, services incendie ou paramédic

Dans certaines circonstances, le BSP peut délivrer un permis temporaire pour un maximum de 120 jours, permettant à des candidats déjà sur le terrain en opération, d’obtenir leur permis en complétant par la suite leur formation comme ça été le cas pour une vingtaine de militaires et réservistes, embauchés cet été par Commissionnaires du Québec afin d’aider l’Agence canadienne des services frontaliers à Saint-Bernard-de-Lacolle (voir la nouvelle diffusée en octobre).

Formation continue

Ancien policier militaire et chef de division des opérations à l’Académie des pompiers, Marc Demers, insiste sur l’importance de bien encadrer chaque candidat durant leur formation : « Commissionnaires du Québec a plusieurs décennies d’expérience en formation d’agents de sécurité. Nous formons jusqu’à 800 personnes chaque année. C’est une bonne chose que la formation soit devenue obligatoire, car avant 2010, un agent de sécurité pouvait commencer à travailler sans nécessairement avoir un minimum de notion afin d’accomplir les différentes tâches dans un cadre professionnel. Malheureusement cette situation amenait trop souvent des situations litigieuses.»

«Un facteur capital de nos jours est de se sentir en sécurité peu importe l’endroit; cela a donc un coût social très important.  L’industrie de la sécurité est et demeurera en constante évolution.»

«Chez Commissionnaires, nous sommes très sensibles à cette réalité.  C’est pourquoi pour nous, la formation c’est du sérieux.  Si une personne ne semble pas avoir le profil pour réussir dans cette profession, nous préférons être honnête avec elle pour ne pas qu’elle soit déçue de ne pas obtenir son permis.» explique le directeur de la formation chez Commissionnaires du Québec.

Les candidats qui obtiennent ce fameux permis peuvent ensuite se perfectionner de façon continue notamment en matière d’usage de la force appliquée par les corps policiers. Cette formation particulière est offerte de jour. Elle permet de comprendre les tenants et aboutissants de l’article 25 du Code criminel qui reconnait à un agent de sécurité le droit de faire usage de la force (comme les citoyens) s’il a une raison de croire que cela est nécessaire.

« Cette formation est essentielle entre autres pour préparer un agent de sécurité à reconnaître les signes avant-coureurs permettant d’identifier une personne violente ou en crise ou qui semble avoir des problèmes de santé mentales. En situation de conflit, un des enjeux majeurs est le contact initial. Il est essentiel que l’agent adopte une approche empreinte de respect et de tact envers la personne auprès de laquelle il doit intervenir », conclut Marc Demers.

Prochaine date pour cette formation sera du 22 au 25 janvier Niveau 1,2,3 ainsi que Niveau 1 le 8 et 9 février

Pour de plus amples informations sur cette formation, contactez le service de la formation de Commissionnaires du Québec.

Marc Demers, directeur de la formation, Commissionnaires du Québec

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