Enjeux de sécurité – le sommet du G7 en 2018 à Charlevoix

Événement sous haute surveillance !

En 2018, les leaders du G7 se réuniront au Manoir Richelieu de La Malbaie dans Charlevoix. L’annonce faite par le premier ministre Justin Trudeau le 27 mai dernier a été reçue avec beaucoup d’enthousiasme, mais aussi d’appréhension, car la tenue d’un tel événement à caractère diplomatique comporte une dimension de sécurité exceptionnelle. Bien qu’on y retrouve une multitude d’organisations de sécurité bien huilées dont l’objectif est d’abord la protection des invités de marque et ensuite le contrôle d’éventuelles manifestations qui pourraient dégénérer, il arrive qu’une telle organisation se trouve dépassée par l’ampleur de la tâche comme ce fut le cas lors du Sommet des Amériques à Québec en 2001.

À plus d’une occasion, la sécurité publique (services de police, GRC, Forces armées canadiennes) peinait à suffire à la tâche. Dans un contexte où les attentats terroristes imprévisibles se multiplient un peu partout sur la planète, il est clair que l’évaluation des enjeux de sécurité lors d’événements majeurs, qu’ils soient sportifs, culturels ou autres, s’est grandement complexifiée. Dès que l’on rassemble des milliers de personnes dans un même lieu, il est devenu primordial de parer à toute éventualité quitte à rendre l’expérience événementielle quelque peu pénible pour un public qui n’y était pas habitué. Parlez-en aux spectateurs du dernier Grand Prix de Formule Un qui ont dû affronter des heures d’attente non prévues provoquées par des mesures de sécurité mal planifiées.

Lorsqu’il est question de sécuriser les lieux d’un événement, il ne s’agit plus seulement de protéger les dignitaires et les infrastructures, de contrôler les entrées payantes, de fouiller des sacs à dos à la recherche de denrée comestible qui ne sont pas vendues par les principaux commanditaires ou d’empêcher des prises de photos ou vidéo intempestives qui brimeraient des droits d’auteur ou de télédiffusion. Désormais, le premier impératif d’un promoteur d’événement lorsqu’il a recours à une firme de sécurité, est de garantir la sécurité de tout un chacun et de parer aux actes violents imprévisibles : colis piégé, « camion bélier », kamikaze, tireur actif, la liste est devenue malheureusement longue.

Cette nouvelle réalité constitue un défi de taille pour toutes les organisations de sécurité qu’elles soient publiques ou privées, car elles doivent former adéquatement leurs ressources humaines et adapter leurs services afin de prévenir ce qui apparaissait comme impensable il n’y a pas si longtemps. En outre, dans le domaine de l’événementiel, le véritable défi est d’assurer la sécurité sans affecter la convivialité et l’atmosphère festive et de solliciter la collaboration de monsieur et madame tout le monde tout en leur imposant des mesures de sécurité de plus en plus dérangeantes. Cela nécessite du doigté, de l’agilité, du professionnalisme, une très bonne connaissance des dernières innovations technologiques dans le domaine de la surveillance et de la sécurité et surtout, une bonne planification.

Les agences de sécurité privées comme Commissionnaires – division du Québec, doivent être en mode solution et démontrer aux promoteurs et aux instances publiques qu’elles connaissent très bien les enjeux de sécurité entourant les événements, possèdent l’expertise pour prendre en charge la sécurité d’un événement et réagir efficacement à tous les niveaux. Même si 2017 semble exceptionnel au chapitre de l’événementiel notamment avec le 375e anniversaire de la fondation de Montréal et le 150e anniversaire de la Confédération canadienne, les occasions pour les entreprises privées de sécurité de démontrer leur grande expertise ne manqueront pas dans les années à venir, car les Québécois sont friands d’événements et l’engouement pour les festivals ne s’éteindra pas de sitôt.