Défi de l’industrie de la sécurité – le secteur événementiel

Le potentiel du secteur événementiel pour les services privés de sécurité

Les Québécois aiment leurs festivals et les grands événements en général comme le souligne le site Québecvacances.com. Les Québécois sont toujours nombreux aux rendez-vous, tout au long de l’année, pour participer à des événements autant en été qu’en hivers.

Alors qu’en France un récent sondage montre que les Français redoutent davantage qu’avant les attentats dans les lieux publics et que les coûts reliés à la sécurité augmentent considérablement, au Québec, force est de constater que l’humeur est encore souvent en mode « ça ne peut pas arriver ici ! ».

Les récents attentats de Manchester et Londres en Angleterre ainsi que les nombreuses fusillades qui se succèdent aux États-Unis pourraient finir par venir à bout de la résilience québécoise. D’ores et déjà, les industries de la sécurité et de l’événementiel sont appelés à nouer davantage de partenariats.

En matière de sécurité, la référence pour l’industrie de l’événementiel demeure le livre « Gérer la sécurité des événements » de Frédéric Diaz[i] aux Éditions Québec-Livres (2010). Spécialiste en sécurité d’événements sportifs et culturels, il a participé à l’organisation de plus de 30 rassemblements locaux et internationaux au cours des dernières années.

Dans son livre, Frédéric Diaz s’intéresse aux aspects sécuritaires de divers événements, qu’il s’agisse d’une petite fête de quartier ou d’un grand rassemblement sportif ou culturel. Il lève le voile sur tous les savoir-faire relatifs à ces questions. Fondé sur la comparaison d’événements ayant eu lieu sur une période de dix ans, cet ouvrage renseigne sur les principes de gestion visant à assurer la protection des personnes, des espaces et des biens. Selon le chercheur, « l’enjeu est de réfléchir et négocier la répartition des espaces, des responsabilités et des rôles. Il faudra veiller à la sécurité sans en faire trop, ni trop peu. Il n’est plus question de dépenser sans réfléchir, mais bien d’adapter les actions de sécurité et de leur donner du sens ».

[i] Docteur en sociologie et chercheur associé au Centre international de criminologie comparée (Université de Montréal, Canada) et au Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF, UQÀM, Canada). Spécialiste en sécurité d’événements sportifs et culturels, il a participé à l’organisation de plus de trente rassemblements locaux et internationaux au cours des dernières années